C’est long et ça parle de moi: Scooooop!

 

Hey… Je vous ai suffisamment saoulés avec mes états d’âme fluctuants lors de ma recherche d’emploi, que la moindre des choses est de partager avec vous la bonne parole euh nouvelle. J’ai trouvé du travail. Qui plus est, dans mon domaine de compétences (Ce qui tient du miracle par les temps qui courrent, surtout dans mon domaine. Dans le mille, je n’ai pas fais Informatique!). C’est incroyable hein ? Non, c’est juste normal, depuis le temps… Etant donné que cette quête a constitué ma principale activité depuis plus d’un an, je peux dire que maintenant tout va bien (Compte  sur moi pour venir vomir ici les plus relous de ma boite). Je suis tellement heureuse, tu n’imagines pas à quel point. Le tout est maintenant de tous les hypnotiser pour qu’ils me gardent.

Quand on commence une nouvelle étape, on aime bien faire un bilan. Je ne déroge pas à cette règle. Cette période de non-emploi a été très riche en enseignements et en pleurs. Déjà qu’à la base je suis quelqu’un de très optimiste, j’ai dû donner encore plus pour tenir le coup et garder mon sourire (non non ce n’est pas futile un sourire). J’ai appris à me connaître davantage mais le plus marrant a été de découvrir mon entourage. L’être humain est multiple et je prends toujours beaucoup de plaisir à l’observer. Dans des périodes de creux (ok on était plus proche de l’abîme), le plus difficile est le combat que l’on mène contre soi. Il faut garder espoir, ne pas se décourager devant les réponses négatives ou plus fréquemment devant les silences, ne pas douter de ses compétences (ce que tu finis par faire de façon inévitable) et ne pas lâcher, ne pas se relâcher. J’ai essayé de faire tout cela, évitant de rentrer dans des conclusions de facilité telles que la discrimination ou le racisme. Mais je me suis bien rendue à l’évidence: tout cela n’existe pas que dans ma tête. Mais passons.

J’ai postulé encore et encore. En France et ailleurs. J’en ai fait des forums. J’ai multiplié mes rencontres réseaux, qui m’ont permis par ailleurs de rencontrer des personnes formidables et d’autres beaucoup moins fréquentables. J’ai refait mon CV mille et une fois. J’ai essayé autant que possible de me dire que je trouverais. J’ai gardé en mémoire tous ces entretiens où l’on me carressait dans le sens du poil (J’ai souvent eu droit au ‘s’il fallait n’en prendre qu’une, ce serait vous‘) mais au final il n’y avait rien de concret, on ne me prenait pas (Mauvais esprit, tu sors tout de suite!). Les feedbacks que j’avais étaient très positifs, et c’est ce qui rendait la chose encore plus difficile.

Certains matins, c’était dur, je ne voulais pas sortir du lit, je ne voulais rien faire en fait. J’étais lasse, j’en avais marre. Je trouvais cela tellement injuste et surtout je me demandais pourquoi j’avais fait toutes ces études. J’y restais le temps qu’il me fallait pour me dire ‘Allez, bouge tes fesses !’ et puis faut bien payer les factures. J’avoue que lorsque j’ai reçu mes impôts, je me suis assise et j’ai pleuré. Autant taper dans le mur (mais bon ça fait mal).

Une des choses les plus difficiles à gérer a été la sollicitude extrême des gens. Evidemment je ne pouvais pas les empêcher de s’inquiéter pour moi. Mais comment leur expliquer que ça me tuait juste de répondre 1001 fois aux mêmes questions dont les réponses me mettaient en face de mon échec. Oh comme j’ai aimé ceux qui ont parlé de tout, sauf de ça. Qui ont compris que derrière mes sourires se cachait ma détresse, et qui sont restés présents mais pas inquisiteurs. Je remercie aussi ceux qui ont respecté mes choix, sans me tanner à base de solutions hasardeuses ou de raccourcis délirants. Non ce n’était pas de la fierté mal placée, mais j’ai des valeurs auxquelles je tiens. J’ai compris durant cette période que j’ai de la chance d’avoir beaucoup de monde qui tient à moi. J’ai été quelques fois maladroite quand on me proposait de l’aide, tellement ça m’agaçait cette position de faiblesse. Mais même quand j’ai été dure, ils ont compris, ils sont restés. Et m’ont encouragée encore et encore. Ils ont continué de me donner de leur temps, de leur écoute, de leur argent, de leur amour quand je persistais à refuser (je suis têtue comme une mule). Je leur dis merci du fond de mon cœur. Merci, car la chose la plus terrible est sans doute de se retrouver seule avec ses doutes et son chômage.

J’ai été vraiment accompagnée dans ma recherche d’emploi. J’ai eu la chance d’avoir une conseillère Pole Emploi avec qui je me tapais des barres. En réalité, ma démarche de recherche d’emploi était bien rodée, ce qui fait que nos rencontres avaient pour principal sujet son travail à elle. Vous connaissez le Pole Emploi n’est ce pas ? De l’intérieur c’est encore plus comique. Puis on me l’a changé, pour me confiée à une, bien conne et tellement agaçante ! J’ai eu par le biais d’associations notamment l’Afip et Arborus, des parrains et marraines de qualité, qui m’ont coaché et encouragé sans relâche. J’ai participé à un nombre incroyable d’ateliers (CV, lettre de motivation, Entretien d’embauche, image professionnelle, savoir se vendre et j’en passe). Je suis allée à des colloques. J’ai cherché. Non mais vraiment. Il ne me restait plus qu’à trouver.

Et puis au détour d’une annonce sur le net, j’ai postulé sans trop grande conviction. Une de plus hein…Quand on m’a appelée pour un entretien, j’y suis allée décidée à sortir tout mon bullshit. Et puis il y en a eu un 2ème, puis un 3ème qui s’est super bien passé. Et à ce moment j’ai commencé à y croire un peu. Et j’ai prié pour que ça marche. Et devine quoi…

Je suis tellement heureuse. Tant de joie pour un boulot ça semble un peu too much n’est ce pas ? Continues de penser ça et je te chasse d’ici tu vois! Je serais donc bientôt de retour avec toutes mes pensées. Depuis peu, mes envies de maternité reviennent à la charge. J’ai déserté le ciné, mais on en reparle. Je ne lis plus autant que je voudrais, c’est sûr j’ai moins de temps ahahahahaha (Bouh la craneuse! Ce n’est qu’un boulot ma pauvre enfant). Je m’amuse toujours autant sur twitter, en mode Nolife scotchée à mon Iphone.

Ma mère m’a aussi toujours dit (Cc @Coo229) : ton travail sera ton premier mari ! Et bien, j’entre en noces, faites péter le champagne !

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4 Commentaires

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4 réponses à “C’est long et ça parle de moi: Scooooop!

  1. Bravo pour la bonne nouvelle…
    Comme on dit, après l’effort, le réconfort.

    Sinon, tu es dans quel domaine ?

  2. Euuuuuuh c’est par où le champagne ?? Après une si longue et triste (au départ) lecture qui finie par m’arracher un sourire, faut bien tremper l’oesophage!!!

  3. Dis donc, une bonne nouvelle à lasortie du coma…
    Content pour toi, ma chère! Beaucoup de bonheur et de plaisir dans cette nouvelle aventure!

  4. Bonjour Lenaelle;
    je suis passée par là , mais j’avais pas perdu mon emploi. J’avais quitté mon emploi car je n’y étais pas bien; c’était l’enfer. J’ai pris le temps de respirer, de me retrouver avec moi même, de faire le point… Mais j’ai eu du mal à trouver l’ emploi de mes rêves, mais ça y est! (2010)
    je sais ce que c’est que de chercher encore, encore et encore…..

    Bravo.

    Aïda

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